• Lettres à un médecin

    De Stanislas Amand, on connaît déjà ses Lettres à une galeriste, correspondance avec un personnage fictif donnant matière à observation et à réflexion sur le monde qui nous entoure. voici les Lettres à un médecin : changement d’interlocuteur, certes. Mais de méthode ? Pas totalement. En effet, la médecine, l’hôpital et son atmosphère singulière, propice à l'exacerbation des corps, des sentiments, des affects, sont autant d’éléments passés au filtre du regard scrutateur et toujours en rebond de Stanislas Amand. Ici, il nous livre une sorte d’atlas personnel constitué d’un corpus lié à ce que l’institution a produit comme image : ses photographies techniques, les comptes rendus de colloques, la vie quotidienne du personnel de l’hôpital, des images de malades aussi parfois. Décrire, se souvenir, montrer, sont les fonctions principales de la photographie mises en œuvre par ces images qu'il se réapproprie, réorganise, redistribue. Notre perception s'aiguise, les catégories vacillent.
  • Lettres à une galeriste

    Parti à l'origine d'une correspondance bien réelle, Stanislas Amand lui a substitué ces lettres adressées à une figure-écran désormais fictive, anonyme et sans adresse. Les formules d'usage disparaissent, et cette correspondance devient alors un recueil adressé à tous. Urbanisme, art, objets quotidiens, images de toutes sortes... L'univers exploré et interrogé par Stanislas Amand dessine un espace de réflexion indiscipliné qui décloisonne professions, lieux, sexes,thèmes, et créé des rapprochements inattendus, entre profession de fois et irrévérence, humour et utopie. En nous plaçant dans le silence de ses questionnements, le regard et l'esprit toujours à l'affût entre texte et images, il tisse un fil conducteur : un regard à l'oeuvre.   Les Lettres à une galeriste ont commencé par une correspondance bien réelle, qui s’est prolongée par le plaisir d’écrire à une personne - écran, aujourd’hui complètement fictive. Cette personne reste anonyme et sans adresse, les lettres ne sont pas datées, mais l’heure d’envoi des mails est indiquée. Le courrier électronique, permettant d’associer textes et images, est plus direct : « Madame », « Cordialement », tendent à disparaître. Ce livre devient alors un recueil de mails adressés à tous, car en fait, la « galeriste, c’est nous ». Ce livre nous regarde et nous écrit. Ainsi Stanislas AMAND crée des osmoses, décloisonne les professions, les lieux, les sexes, les thèmes, et finit, en nous plaçant dans le silence de questionnements et d’observations, par nous offrir un fil conducteur, sa propre activité.
  • Prose optique

    STANISLAS AMAND - Prose optique 779.ÉDITIONS | Société Française de Photographie Texte de présentation : Michel Poivert